HISTORIQUE

HISTORIQUE DU BERGER ALLEMAND

Les Origines
Courtoisie Edition : DE VECCHI

On ne peut pas comprendre pleinement les origines du Berger allemand sans avoir une idée précise du contexte historique et de l'atmosphère qui régnaient au moment de sa naissance et de la formation d'une association spécialisée veillant à contrôler son élevage. Nous sommes en Allemagne, au beau milieu de l'empire de Bismarck ; la Confédération allemande a été proclamée le 18 janvier 1871, dans un climat de grand conservatisme et la classe militaire a beaucoup de pouvoir. Nous sommes également pendant la période de la révolution industrielle et on observe, en particulier après 1880, une forte migration de la population rurale vers les grandes villes. Bien que Bismarck, lui-même propriétaire terrien, exprimât à plusieurs reprises son inquiétude pour le sort de l'agriculture et proposât des lois destinées à protéger les produits de la terre, l'industrie urbaine était en train d'épuiser rapidement le monde rural.

 

 Le Berger Allemand au début du XIXe

Dans ce contexte très préoccupant sur certains points, on ressentit une certaine nostalgie à l'égard d'un monde qui semblait destiné à disparaître. Des groupes de passionnés commencèrent à s'intéresser à l'élevage des moutons, d'autres s'en allèrent à la redécouverte des techniques du tissage de la laine, et d'autres encore, toujours dans cette atmosphère de nostalgie bucolique, commencèrent à s'intéresser aux chiens utilisés pour garder les troupeaux.


L'univers de ces chiens était extrêmement varié : les sujets étaient très différents les uns des autres en fonction des régions et de l'usage que le maître comptait en faire. Certains chiens étaient de plaine, d'autres de montagne, certains devaient protéger les troupeaux des loups, d'autres servaient à éloigner les voleurs. On choisissait certains chiens pour leur agilité, d'autres pour leur force ou leur corpulence.


Avec le recul, on imagine aujourd'hui que dans ce groupe si hétérogène, certains chiens devaient intéresser les passionnés plus que d'autres. Parmi eux, les chiens de berger exprimaient une forte rusticité ainsi qu'une grande indépendance et de la fierté. Nous verrons plus tard à quel point ces traits de caractère seront très importants dans la sélection du Berger allemand.

Parmi les éleveurs pionniers, qui commençaient à attirer l'attention, on retient surtout deux noms : Wachsmuth de Hanovre et Sparwasser de Francfort. Dès 1877, ils commencèrent à effectuer un travail de sélection sur les chiens de berger. Il est difficile, voire hasardeux, d'affirmer aujourd'hui jusqu'à quel point leurs sujets pouvaient ressembler au Berger allemand ; les chroniques historiques citent cependant le nom de deux chiens : Grief et Lotte.
Il faut attendre encore quatorze longues années avant d'assister à un autre événement important dans cette chronique des origines : ce fut en effet en 1891 que le capitaine Reilchelmann Dunau et le comte von Hahn fondèrent une association appelée Phylax, destinée à promouvoir le chien de berger. Cette association eut une durée de vie assez brève et houleuse ; des dissensions entre ses membres aboutirent en effet à sa dissolution en l'espace de quelques années. Mais, dès lors, on commença à éprouver à l'égard de cet univers un intérêt particulier, qui n'était pas près de s'éteindre.


Les passionnés se lancèrent dans une série de croisements entre différentes lignées de chiens de berger, dans le but de regrouper les qualités de sujets souvent dissemblables.


Parmi les ancêtres possibles du Berger allemand, on mentionne souvent des lignées originaires de deux zones géographiques assez éloignées l'une de l'autre : le Wurtemberg et la Thuringe. On note que, curieusement d'ailleurs, l'élevage d'ovins est encore largement pratiqué en Thuringe et que cette région compte la plus forte population de moutons de toute l'Allemagne. Les modèles de la Thuringe étaient des chiens plutôt petits, très agiles, à la robe grise et épaisse et aux oreilles droites ; à l'inverse les modèles du Wurtemberg étaient plus massifs, avec une ossature plus forte et plus imposante.


Naturellement, du fait que ces régions n'étaient pas isolées et qu'il existait un certain mouvement interne et externe (l'élevage en soi est une activité nomade), il est fort possible que les chiens des régions voisines aient influé sur nos deux modèles ; autant dire qu'ils devaient être d'une homogénéité toute relative. Quoi qu'il en soit, les éleveurs comptaient essentiellement sur les accouplements pour obtenir une synthèse des différentes qualités recherchées, mais ils étaient aussi en quête de sujets d'une taille précise, aux oreilles droites, et dotés d'une queue non en trompette.


Toujours en référence au contexte historique de ces origines, un article de cette époque révèle ce que l'on attendait en ce temps-là d'un chien d'utilité : en 1896, un certain docteur Gerland di Hildesheim présenta pour la première fois des chiens dressés spécialement pour travailler avec la police. En 1910, ce type de chiens figure dans plus de cinq cents locaux de police et la plupart d'entre eux sont... des Bergers allemands !

Horand v. Grafath

  La naissance d'une nouvelle race

Le Berger allemand n'est devenu une race officielle que dans les toutes dernières années du XIXe siècle ; cette avancée est étroitement liée à un homme, dont le nom restera à jamais dans l'histoire comme celui du « père du Berger allemand » : von Stephanitz. Le Rittmeister (capitaine de cavalerie) FriedMax Emil rich von Stephanitz est, en effet, le personnage clé de toute l'histoire de ce chien : il fut non seulement le premier homme à enregistrer des sujets sur le Livre des origines (Zuchtbuch) mais il créa avec son ami Arthur Meyer le premier standard de la race et fonda la société cynophile spécialisée qui s'occupe encore aujourd'hui d'enregistrer et de sélectionner le Berger allemand en Allemagne.

 

Le premier sujet enregistré sur le Livre des origines fut véritablement le personnage le plus passionnant de cette histoire : Hektor Linksrhein, rebaptisé plus tard Horand von Grafrath.
L'histoire de ce chien, digne d'un roman, fut plutôt mouvementée et insolite. Né en 1895 dans l'élevage de Sparwasser, il est acheté par Eiselen, un éleveur passionné, titulaire de l'affixe célèbre à l'époque « von der Krone » de Heidenheim. Meyer et von Stephanitz tombèrent sur ce sujet qui avait déjà atteint l'âge adulte ; aussitôt sous le charme de cet animal aussi harmonieux que noble, ils l'achetèrent pour deux cents marks. Von Stephanitz avait noté quelques données caractéristiques du sujet : hauteur : 60-61 cm ; longueur : 66-67 cm ; poids : 25 kg ; longueur des oreilles : 13 cm.
Plus tard, en évoquant son souvenir, il le décrira avec des mots empreints d'une fervente admiration :
« Horand incarnait aux yeux des passionnés de l'époque les rêves les plus fous. Grand, par rapport aux autres chiens, il mesurait environ 60-61 cm de haut [...]. Son ossature était forte, ses lignes harmonieuses et sa tête exprimait la noblesse. Essentiel pour sa structure, ce chien était très nerveux. Son caractère était à la hauteur de ses qualités extérieures : merveilleux dans son attachement fidèle à son maître, il affichait également une vraie nature aristocratique associée à une volonté de vivre indéfectible. Bien qu'il n'eût reçu aucune forme de dressage dans sa jeunesse, il était attentif et obéissant au moindre signe de son maître, mais s'il était livré à lui-même, il devenait la pire canaille, le braconnier le plus sauvage et un querelleur invétéré. Jamais fatigué, toujours en mouvement, bien disposé à l'égard des étrangers inoffensifs, jamais soumis, joueur avec les enfants et... éternellement amoureux. »
Ainsi fut le sujet qui donna naissance à la nouvelle race ! Après avoir changé de propriétaires, Hektor Linksrhein devint Horand ; on ajouta à ce prénom l'affixe de l'élevage de von Stephanitz « von Grafath » et on l'enregistra dans le Livre des origines sous le numéro SZ 1.
Ainsi démarra la grande histoire du Berger allemand mais aussi celle de la Verein für Deutsche Shäferhunde (Club du chien de Berger allemand, abrégé SV).

 L'évolution du Berger allemand : de Horand aux années trente

La race connaît à ses débuts de nombreux accouplements étroitement consanguins : le pedigree de Roland v. Starkenburg (Sieger 1906-1907) est un classique du genre.

 

 Roland v. Starkenburg                                                                      

parents grand-parents arrière-grand-parents
Heinz Starkenburg Hector Schwaben Horand Grafath
Lucie Starkenburg Mores Plienningen
Pollux
Prima
Bella Starkenburg Beowulf Hector Schwaben
Thelka v.d. Krone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                        Lucie Stakenburg

Pollux

Prima

        Après avoir trouvé en Horand von Grafath le modèle de référence pour démarrer les sélections, on abordait une phase délicate de l'élevage, celle qui consistait à fixer les caractères spécifiques de la race. Pour cela, on accoupla plusieurs fois le « chef de la lignée » avec des femelles bergers du Wurtemberg et de la Thuringe. Signalons, à titre indicatif, qu'une de ces chiennes, la reproductrice Freya v. Grafath, s'accoupla au moins quatre fois avec Horand en l'espace de trois ans.

Parmi les cent cinquante enfants inscrits et générés par cet étalon,

          Hektor v. Schwaben

  Hector v. Schwaben

le plus important fut certainement Hektor v. Schwaben, dont la mère, Mores Plieningen, était une « véritable » chienne de berger, aux origines inconnues. Hektor s'accoupla souvent avec d'autres enfants de Horand, donnant ainsi naissance à une progéniture étroitement consanguine comme les deux frères Beowulf et Pilot III nés de Hektor et Thekla I v.d. Krone.


Ces derniers représentèrent avec Heinz v. Starkenburg la triade des meilleurs sujets de ces premières années. Heinz s'accoupla avec la reproductrice Bella v. Starkenburg qui donna naissance le premier novembre 1903 à un autre chien destiné à incarner pendant longtemps le mythe de la race : Roland v. Starkenburg. Ce chien était complètement noir et son lignage comportait deux cas d'étroites consanguinités : la reproductrice Lucie v. Starkenburg était par sa grand-mère maternelle et paternelle, et Hektor v. Schwaben était à la fois son grand-père et son arrière-grand-père. 

Roland était non seulement un sujet de très grande qualité pour cette époque, mais également un grand reproducteur, puisqu'un de ses fils marqua un moment très important dans l'histoire du Berger allemand : Hettel Uckermark, couronné Sieger en 1909.
L'année suivante, on attribua ce titre à un chien gris et plutôt haut sur pattes : Tell v. Kriminalpolizei. En regardant aujourd'hui sa photographie, on note à quel point il se distinguait considérablement de ses congénères de l'époque.
Nous sommes à la veille d'années très difficiles,

          Erich v. Grafenwerth

Erich v. Grafenwerth 

et pas seulement pour l'Allemagne : en 1914 la Première Guerre mondiale éclata et le pays mit longtemps avant de s'en remettre et, avec lui, l'élevage du Berger allemand.
Nous arrivons ainsi en 1920, lorsque Erich v. Grafenwerth devint champion d'Allemagne. Ce sujet de couleur plutôt foncée était bien proportionné et offrait un ensemble très harmonieux.
Pendant les années vingt, le Berger allemand comptait déjà un nombre important de passionnés et d'éleveurs ; les sujets présentés dans les expositions et dans les championnats atteignaient des niveaux de qualité et d'homogénéité résolument modernes.


Le 29 août 1925, le jour du championnat allemand, fut la date importante marquant le début d'une nouvelle ère. Aussitôt, le Rittmeister von Stefanitz invita à Ossig tous les éleveurs et les passionnés pour participer à une importante réunion avant la grande manifestation et ainsi débattre sur le présent et sur l'avenir de la race.


Pendant le championnat, qui eut lieu à la Fest Halle de Francfort, von Stephanitz en personne jugea la classe Adultes mâles avec une sévérité jamais montrée auparavant ; il entendait ainsi éliminer tous les sujets dont les défauts du point de vue du caractère et morphologiques pouvaient nuire à l'avenir de la race.
Le titre de Sieger fut remporté par un chien d'une importance et d'une modernité absolues : Klodo v. Boxberg, qui deux ans plus tôt avait remporté le championnat de Tchécoslovaquie.
Ce sujet était allongé, doté d'une grande amplitude de mouvement et bâti d'une manière vraiment originale par rapport aux autres chiens de cette époque, qui étaient plus trapus et plus carrés.
Klodo v. Boxberg                              

Quatre ans plus tard, un fils de Klodo v. Boxberg vint s'imposer sous les feux de la rampe : son nom était Utz v. Haus Schütting, originaire de l'élevage du docteur Funk, qui deviendra ensuite le président de la SV. Même s'il ne dégageait pas la même classe que son père, ce sujet était certainement un formidable compétiteur. Les commentaires de l'époque le décrivaient en effet comme un chien qui, juché « sur ses quatre pattes », avait quelque chose de vulgaire, mais une fois qu'il était sur le ring, il gagnait énormément en expression et était capable de marcher de manière très harmonieuse et équilibrée, du plus grand effet.
Ce qu'il avait de plus particulier était son tronc, dont les proportions lui donnaient pour la première fois un aspect profondément moderne.
Utz v. Haus Schütting  

Klodo et Utz furent sans nul doute les chiens qui changèrent le goût esthétique des éleveurs

; ces derniers commencèrent à s'orienter vers des sujets moins hauts sur pattes et mieux proportionnés du tronc au thorax. Hussan v. Haus Schütting

En 1932, un fils de Utz, issu du même élevage, remporta le titre de Sieger : Hussan v. Haus Schütting. Ce chien ne fut certainement pas aussi bon reproducteur que compétiteur, c'est pourquoi on le vendit très vite aux États-Unis. Si on le considère comme une curiosité historique, c'est uniquement parce qu'il fut le seul chien dans l'histoire du championnat allemand à obtenir pour la quatrième génération de suite le titre de Sieger. En somme, son père, mais aussi son grand-père et son arrière grand-père avaient obtenu le même titre avant lui.

Nous sommes au début des années trente et l'Allemagne entrait dans la période sombre de la dictature nazie, puis de la guerre et enfin de la reconstruction.
Il faudra attendre la fin des années quarante avant de voir réapparaître des sujets de haut rang sur scène ; c'est là que commença l'histoire moderne du Berger allemand que nous allons traiter de manière plus approfondie ci-après.

 

 Quanto, Canto et Mutz furent de grands sujets, dotés de grandes qualités sportives et des reproducteurs de haut rang, mais ils furent surtout de véritables chefs de lignée, qui n'ont jamais cessé " à peu de chose près" de transmettre leurs caractéristiques à travers leur descendance. Différents facteurs contribuèrent à leur énorme succès, dont le fait qu'ils étaient liés les uns aux autres par une certaine « complémentarité » : chacun d'eux en effet compensait les défauts des deux autres.


Grosso modo, on retrouvait souvent dans la descendance de Canto des qualités distinctives, des lignes dorsales, des croupes et des humérus longs ; en revanche, on remarquait parfois des problèmes de solidité des ligaments postérieurs et un caractère excessivement sensible.
Quanto, à l'inverse, transmettait de belles expressions, des couleurs agréables et d'excellentes angulations, mais on observait parfois des avant-bras un peu courts et des faiblesses dorsales. Enfin Mutz transmettait une grande robustesse, de belles proportions, des garrots bien relevés et un excellent caractère ; parfois, on remarquait des problèmes de marques de couleur claire, de faibles angulations, et des croupes trop inclinées. Naturellement, avec le temps, les lignées de cette triade se sont étroitement mêlées et il devint de plus en plus difficile de retrouver les caractéristiques de chacun d'eux. Aujourd'hui, trente ans plus tard, il est pour ainsi dire impossible d'affirmer lequel de ces trois grands personnages fut le plus important, mais on peut sans nul doute attribuer à Canto et Quanto la palme de l'innovation, car ils furent les seuls à proposer une nouvelle typicité et une élégante harmonie, inconnues à cette époque.


L'évolution rapide provoquée par les deux Wienerau a largement contribué à l'échec, ou mieux à écourter le succès de certains sujets importants des années soixante-dix, comme celui de Dago, Jupp et Marko, qui tout à coup, face à l'évolution rapide des mœurs, représentèrent un type désormais totalement obsolète.

 

        Jeck v. Noricum                                                                                                                         Zamb v.d. Wienerau  

   

 

 

 

                                                           

parents grand-parents arrière-grand-parents
Condor v. Hohenstamm
Condor v. Schnapp Gilde v.d. Lillisruh
Condor v. Zollgrenzschutz-Haus Carmen v. Sixtberg Volker v. Zollgrenzschutz-Haus
Caret v. Elfenhain
Lido v.d. Wienerau Jalk V.Fohlenbrunnen
Yoga v.d. Wienerau Dixie v.d. Wienerau
Frgga v. Asterplatz Gelmo v.d. Neuzenlache
Dixie v.d. Wienerau

 

Quanto Von Der Wienerau

Consanguinité
4 - 5,5 VA Alf vom Nordfelsen

 

 


Au championnat allemand de 1968, un certain Quanto v.d. Wienerau se présenta dans la classe Junior mâle ; ce sujet était un peu lourd, légèrement allongé, avec une belle expression masculine et des couleurs magnifiques. À la fin de l'épreuve en allure, on lui attribua la sixième place et une qualification sans grand enthousiasme ; au milieu de tous les chiens de sa classe, il passa pour ainsi dire inaperçu. Et pourtant, ce même Quanto s'avérera quelques années plus tard un des plus grands reproducteurs de l'histoire du Berger allemand et son nom fera une entrée fulgurante dans les généalogies du monde entier.

Son père, Condor v. Zollgrenzschutz-Haus, deux fois Auslese, avait reçu d'excellentes qualifications du président de la SV alors en place, le docteur Funk, malgré sa taille extrêmement réduite, 62 cm.    

                                                                       Condor v. Zollgrenzschutz-Haus


Sa mère, Yoga v.d. Wienerau, fille de deux enfants de la reproductrice Dixie v.d. Wienerau, n'était pas, elle non plus, très grande, mais plutôt allongée et ses aplombs antérieurs étaient légèrement tournés vers l'extérieur.
Jugée par Schneeloch au championnat de 1969, on ne lui attribua que la sixième place parmi les Excellents, en raison d'une certaine fragilité des ligaments de ses membres antérieurs.
Dans la portée de Quanto, outre ce sujet, figuraient trois femelles et deux mâles, dont l'un, Quino, obtiendra un « Excellent » en classe Adultes au championnat allemand.

 Fils de Quanto von der Wienerau                  
            
                                             

 Parents Grand-parents Arrière-grand-parents
Condor vom Zollgrenzschutz-Haus Condor v. Schnapp
Quanto v.d. Wienerau Carmen vom Sixtberg
Yoga von der Wienerau Lido von der Wienerau
Frigga vom Asterplatz
Asta von der Modauquelle Caro vom Schaafgarten

Elch von der Wienerau

Danja vom Wamdtweiher

Dago vom Schloss Dahlhausen
Wanda vom Pilgersberg Toska Sudetenstolz

 

 

 

            Dick v. Adeloga

 

               Consanguinité
5 - 5 V Vello zu den Sieben-Faulen
5 - 5 V Gunda vom Fohlenbrunnen
5,5 - 4 V Berta vom Lorscher Sand
4 - 4 VA Jalk vom Fohlenbrunnen

5 - 5 VA Alf vom Nordfelsen

 

 Lorsqu'il se présenta pour la première fois à la sélection en août 1969, à l'âge de 29 mois, le juge Rummel lui attribua une excellente qualification qui soulignait la grande harmonie de l'animal et une excellente angulation antérieure. Moins d'un mois plus tard, les juges Funk et Rummel lui décernèrent une superbe place de quatrième Auslese. Puis, il joua durant trois années consécutives un rôle de premier plan au cours de la Siegerhauptzuchtschau et fut même nommé vice-Sieger en 1971. Quelques mois avant de remporter cette place exceptionnelle, il avait été acheté par un éleveur italien, M. Alquati de Crémone, qui le présenta cette même année dans son pays au championnat SAS (Sociétà Amatori Schäferhunde) dans d'excellentes conditions de forme. Face à un autre « mythe vivant », Mutz, également de propriété italienne et second Auslese à Nuremberg en 1970, le juge Gorrieri attribua la deuxième place à Quanto. Cette décision souleva d'ailleurs un tollé et d'interminables polémiques que les passionnés suivirent pendant longtemps avec grand intérêt.

Avec Quanto, il souffla un vent de progrès considérable sur la race. Techniquement, il reproposait certaines qualités importantes de son ancêtre Rolf : excellentes épaules, avant-main, cou mis en valeur par un ensemble particulièrement agréable et harmonieux.

 

 Herzog v. Adeloga

 

Il eut l'occasion d'exprimer ses qualités très prononcées avec toutes les lignées ; cependant, d'un point de vue statistique, il obtint ses meilleurs résultats d'une part avec la descendance de Dago, dont il adoucissait une typicité un peu désagréable, pour conserver la classe et la croupe, et d'autre part avec celle de Jalk v. Fohlenbrunnen, dont il tempérait une certaine rigidité et conservait des traits positifs comme la robustesse et les proportions équilibrées.
De nombreux enfants de Quanto atteignirent de hautes places : au moins vingt-trois Excellents et six Auslese.

Parmi eux, Dick v. Adeloga (Sieger 1973 et premier Auslese 1974) représenta pendant longtemps aux yeux des passionnés l'image vivante du standard.


D'une harmonie exceptionnelle, doté d'excellentes angulations et d'une grande expressivité, il fut aussi un marcheur d'une grande force et très tenace. Disparu prématurément, il laissa derrière lui une ribambelle d'enfants, parmi lesquels deux sujets de haute volée : Herzog v. Adeloga et Grando v. Patersweg.
Avec le temps, on constata dans la descendance de Dick l'apparition de types et de couleurs désagréables qui remontaient à son grand-père maternel, Caro v. Schaafgarten, si bien que, peu à peu, sa dynastie perdit de sa superbe.

 

            Grando v. Patersweg

 

Lasso di Val Sole                                           

parents 

grand-parents arrière-grand-parents
Cindor vom Zollgrenzschutz Condor von Schnapp
Quando von der Wienerau Carmen vom Sixtberg
Yoga von der Wienerau Lido von der Wienerau
Frigga vom Asterplatz
Veus von der Silerbuche Dago vom Schloss Dahlhausen
Sara vom Sonnenberg Gina von der Silberbuche
Dolly vom Sonnenberg Dago vom Schloss Dahlhausen
Sara vom Rat

 

Consanguinité
- 3,3 VA Dago vom Schloß Dahlhausen
- 4,4 V Raps vom Piastendamm
- 4,4 V Fanny vom Haus Goldschmied
- 5,5 V Onyx vom Glockenland
- 5,5 V Blanka von der Prinzenruh
- 5,5 V Atlas vom Piastendamm
- 5,5 V Heidi vom Haus Poetsch

La lignée de Lasso di Val Sole fut en revanche bien plus importante et dura plus longtemps. Ce chien né en Suisse et acheté en Allemagne, remporta trois fois le titre Auslese. Sa mère était étroitement consanguine avec Dago ; il combinait la classe de ce dernier avec les qualités de Quanto, notamment son antérieur et sa délicate harmonie. Son activité reproductrice fut qualitativement d'une grande constance, à l'exception de quelques rares cas reproduisant des problèmes typiques de la branche maternelle : museaux longs et angulations excessives de l'arrière.

Parmi ses enfants, 158 parvinrent à être sélectionnés en première classe, et parmi eux au moins 11 finirent Auslese !
Un exemple significatif de croisement heureux entre les lignées de Quanto et celles de Canto fut certainement Reza v. Haus Beck, fils de la célèbre reproductrice Flora v. Königsbruch. Ce mâle au tronc puissant et très expressif ne parvint jamais, malgré son haut niveau qualitatif, à se présenter au championnat en classe Adultes. Il fut cependant un reproducteur d'une importance capitale, qui transmit des proportions et un antérieur de qualité, mais également de la force et un type très prononcé.

           Reza v. Haus Beck                                                  

De même une sœur de Canto, Celly v.d. Wienerau, donna naissance à Vello v. Unterhain : ce sujet au tronc superbe fut le père de nombreux sujets de haut rang, bien qu'il n'eût jamais atteint de hautes places en championnat.
Parmi les enfants de Quanto, Gundo v. Klosterbogen sortit du lot : ce chien expressif était le fils de la célèbre Connie v. Klosterbogen, Siegerin 1969, dont il avait hérité les qualités expressives mais également la constitution.

     Gundo v. Klosterbogen                       

                                                  Vello v. Unterhain

 

 

 

 


On pourrait citer encore bien d'autres enfants de Quanto, certains sujets étaient d'ailleurs d'excellents reproducteurs, mais la liste serait bien trop longue. L'un d'entre eux mérite encore cependant d'être mentionné, même s'il n'a jamais atteint un grand niveau sportif, car il est à l'origine d'une lignée particulière de femelles : Ali v. Katzenbuckel. Ce chien, au caractère excellent, participa également à un championnat de travail ; il fut le père des célèbres reproductrices Otti et Reni v. Trienzbachtal, à l'origine de toute une longue dynastie, propriété de l'éleveur Bucher, qui reprit pendant longtemps certaines qualités essentielles - en plus modernes - du grand, voire du gigantesque Quanto v.d. Wienerau.

 

 

  A suivre la lignée de Canto v.d. Wienerau 

 

 

 Photos : Schäferhunde-Informatonssystem BSI

         www.pedigreedatabase.com/gsd

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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